Cuisine camerounaise : un trésor à découvrir

Cuisine: Africaine, Camerounaise

Il y'a quelques semaines, j'ai été invité à une foire gastronomie de la cuisine camerounaise.  

Je vous avoue que je n'étais vraiment pas très emballé au départ à l’idée d’y assister. Je me disais au fond de moi même qu'il n'y avait pas grand chose à découvrir de la cuisine camerounaise.

Bien qu’affectionnant les mets traditionnels et moderne de la cuisine camerounaise, je pensais tout de même au fond de moi que je perdrais mon temps en y assistant tellement j’étais convaincu de connaître pas mal de recettes du terroir.

C’est dont avec lourdeur que je me suis rendu à la foire.

En toute honnêteté, j’y allais pour ne pas décevoir la personne qui m’a invité à cet événement.

Pourtant à mon arrivée, je fus choqué.  Totalement bouleversé par ce que je voyais.

Il y en avait de partout.

Il y en avait pour tous.

Il y en avait de tous les goûts.

Imaginez tout un palais de sport occupé par des plats de la cuisine camerounaise totalement différents les uns des autres.

 J’étais tellement émerveillé que je pleurais presque de joie face au trésor qui se trouvait en face de moi.

On aurait pensé à une véritable caverne d'Ali Baba. Des recettes camerounaises à n’en plus finir.

C’est en parcourant les différents stands, que j’ai réalisé avec une grande tristesse et un peu de honte que je ne connaissais absolument rien  de la cuisine camerounaise, la cuisine de mon pays.

Cuisine Camerounaise : une véritable Caverne d’Ali BABA

Quelle découverte!

Je vous assure qu’il y en avait de toutes sortes :

Des plats incroyablement bons,

Des plats simples,

Des plats consistants,

Des plats épicés,

Des plats de légumes,

Des plats de viandes à n'en plus finir,

De la volaille et même de la pâtisserie.

Il y’ en avait pour tous les goûts : des plats traditionnels comme des plats modernes.

Je peux maintenant vous dire avec certitude que la cuisine camerounaise est une cuisine très riche et très diversifiée.

Personnellement je n’en doute plus.

Cependant, ma seule déception fut malheureusement la contenance de mon petit ventre, incapable de déguster tous ces fabuleux mets.

Ne pouvant plus manger, je me suis alors résolu à une seule chose: admirer tout simplement ces différentes recettes de la cuisine camerounaise et vous les partager.

Cuisine camerounaise : le monde en miniature

Saviez-vous que la cuisine camerounaise fait du Cameroun une petite Afrique de par sa grande diversité traditionnelle et moderne et même tout un petit monde en miniature grâce à ses plats riches, très variés en saveur et en densité ?

Sans prétention aucune, je suis presque certain que dans aucun autre endroit au monde vous ne trouverez une telle richesse culinaire si ce n’est au Cameroun.

D’ailleurs aviez-vous déjà entendu qu'il a existé 2 cavernes d'Ali Baba?  Ooh que NON.

Cuisine du Cameroun : une cuisine méconnue du grand public

Aussi curieux que cela puisse paraître et malgré cette richesse et cette diversité, la cuisine Camerounaise reste malheureusement méconnue du grand public, bien qu’étant l'une des cuisines les plus raffinées d'Afrique et d’ailleurs.

N’en doutez plus, la cuisine camerounaise présente une diversité extraordinaire, insoupçonnée et unique en raison de ses différences géographiques notamment plusieurs régions et ses différences climatiques.

Mais aussi grâce à ses nombreuses ethnies qui constituent sa population (je ne me permettrais pas de les citer, convaincu de ne pas tous les connaître je l’avoue.).

Ainsi, on retrouve du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest une diversité de plats culinaires tous aussi variés que délicieux les uns des autres.

Comme je l’ai évoqué plus haut, les recettes de la cuisine du Cameroun sont riches en saveurs et diversifiées, cela grâce aux combinaisons originales d'épices et de condiments qui donnent des résultats à la fois inattendus, incroyables et merveilleusement bons, mettant à l’épreuve de la joie et du bonheur quiconque douterait de cette réalité.

En plus, la grande particularité de ces plats concoctés est qu’ils ne sont ni trop pimentés, ni trop épicés et conviennent parfaitement aux palais les plus délicats, tellement la dose de nos grands chefs est mesurée au millimètre près pour tous.

Cuisine du Cameroun : Une Cuisine riche et  variée

De façon générale, les savoureux plats de la cuisine Camerounaise sont largement basés sur les produits végétaux comme le mil, le manioc, les arachides, l'igname, la patate douce, le ndolé, les feuilles d’okock, le foléré, le folon, maïs, le zom, les feuilles de manioc, l’huile de palme ; le macabo, le haricot, la liste reste exhaustive.

La cuisine Camerounaise c’est aussi la consommation de beaucoup de viande (bœuf, chèvre, porc, veau, mouton) et beaucoup de volailles (poule, caille, canard, dinde) sous plusieurs formes.

Parmi les recettes classiques, typiques et très appréciées de la cuisine du Cameroun, on retrouve le poulet DG, le Kondrè de chèvre, le Ndolé à la viande de bœuf et aux crevettes, le Eru aux escargots, (particularité du Nord-Ouest), le bouillon de patte de bœuf, le Ndomba de porc, mais aussi la consommation de beaucoup de poissons cuits à la braise, grillés, frites, fumés et frais en eau douce ou en mer, particulièrement dans les régions maritimes. Comme poissons on peut citer le (maquereau, le bar, la sole, la carpe ou la morue), cuisinés spécifiquement avec des condiments de la cuisine du Cameroun.

En dessert, nous retrouvons nos beignets de manioc, de koki (graines de cornille) ou de maïs et comme boisson, un bon jus de foléré ou des jus naturels extraits de nos fruits tropicaux,  (banane, ananas, mangue, papaye, pastèque, goyave, baobab…), pour terminer notre repas en toute délice.

Comme surprise et je suis certain que vous ne l’avez pas vu venir, l’un des plats moderne très apprécié des grands comme des petits au Cameroun reste les crêpes, très présents dans presque toutes nos manifestions et fêtes.

Cependant, il est important de le préciser : la particularité de la cuisine camerounaise de manière générale reste la touche personnelle de tout un chacun selon son appréciation et ses goûts.

Certaines personnes purement traditionalistes  pourraient être choquées de constater que tout n’est pas ou n’est plus fait exactement comme le faisaient nos mères ou nos grand mères.

Il est dont important de préciser à ceux là que ce qui fait la beauté et la richesse de la cuisine de façon générale ce sont des découvertes et des touches personnelles que les uns et les autres nous partagent.

 Ne soyez dont pas étonnés ou choqués si les ingrédients ne sont pas exactement comme dans vos souvenirs d’enfance ou comme vous l’aurez espéré tout simplement parce que la cuisine est dynamique et évolutive, en plus la cuisine camerounaise.

Mais je tiens  néanmoins à préciser et à vous rassurer que les doigts de nos grands mères demeurent les meilleures je vous l’accorde.

Cuisine Camerounaise : nos plats par régions

Je vous ai dit plus haut que je ne pouvais pas citer tous les plats de nos différentes régions mais j’ai voulu avec votre concours en citer quelques uns dans l’espoir que vous m’aiderez à compléter la liste des plats que je n’aurais pas cité.

Nous allons les citer en fonction de nos différentes régions.

Je suis certain que comme moi, beaucoup d’entre vous seront surpris de l’origine de certains mets.

Prêts ? C’est parti!

Dans la région du Littoral

cela surprendra plus d’un, on retrouve des plats tels que : 

- le  Ndolè et les miondos,

- le  Mbelendon,

- le  Bongo,

- le  Ndomba,

- le  Matebo,

- le  Mets de pistache,

- le  Koki,

- la  Tenue militaire (mets de maïs aux feuilles de macabo à l’huile rouge différent de la région de l’Ouest.)

- le  Kwakoukou.

Je suis convaincu que comme moi au début, vous êtes surpris  de constater que certaines recettes dont on pensait d’ailleurs, en réalité  prennent leur origine de la région du Littoral contrairement à ce que beaucoup pensaient ou pourraient penser. C’est tout cela qui fait la complémentarité et la richesse de la cuisine Camerounaise.

Dans la région septentrionale

(Extrême Nord, Nord et Adamaoua) on retrouve des plats de la cuisine camerounaise tels que :

- le  Foléré, (très prisé)

- le  Bocko  (cette recette est faite avec les feuilles de Baobab),

- le  tasba,

- le  gouboudo,

- le  Habirou,

- le  Ndjackanjaka,

- le Chiliki (viande épicée et séchée au soleil)

Dans la région du centre

- l’ Okock,

- le Mkwem, (purée de feuilles de manioc et aux noix de palmiste)

- le Megandé (mets de pistaches aux œufs et à la viande), 

- le Nanbeng  (couscous de manioc),

- le Bitozo avec le « KpenKbazu » (couscous de maïs),

- le Back  (la sauce gombo),

- le  NjapChieu  avec le couscous de maïs,

- le  Fiando’o  (sauce de Mango),

- le  Mbol  avec le couscous manioc,

- le  Nkoe salé, la sauce des noix, feuilles de gombo avec les mets de pistache,

- la  sauce d’arachide avec le Ntouba (le plantain pilé),

- le  Mom,

- Le Nnam owondo (gâteau ou purée de cacahuète)

Dans la région de l’Ouest

- le  Nkui,

- le  Tac (maïs pilé avec le haricot ou les légumes à l’huile rouge),

- le  Side (plantain découpé en petit carrée puis sauté à huile rouge avec le haricot),

- le  Macabo à l’huile rouge avec les feuilles des légumes amers,

- la Tenue militaire (gâteau de cornilles aux feuilles de macabo à l’huile rouge)

- le  Kwakoukou (sauce blanche aux macabos râpés)

- le  Komtchap (mélange de haricot et de maïs)

Dans la région du Nord-ouest

- Le couscous de maïs avec les légumes  

- le  Kati-Kati,

- le  Ahsu  (taro avec la sauce jaune),

- le plantain malaxé à l’huile rouge avec le Betterleaf,

- le Toukouri  (pommes de terre pilé avec le haricot),

Dans la région du sud

- le Fiand essouk  (sauce des noix de palmiste),

- l’ Ekomba  (mélange de maïs et d’arachides dans des feuilles),

- le Ntoumba (plantain pilé)  avec la sauce d’arachide,

- le Sangha

Dans la région du Sud-ouest

- Le Kwacaco et le Mbanga Soup  (macabo râpé emballé dans des feuilles de plantain avec les fruits des palmiers pilé),

- le Eru avec le waterfufu,

- l’ Ekwang (macabo râpé emballé dans des feuilles de macabo),

- le Kwanpkala,

- le Kwacaco  bible (macabo râpé avec l’huile rouge et le poisson fumé)

Dans la région de l’Est

Le Mbol

Le Ndegué

Bon à savoir

Les recettes citées plus haut sont les plus connues mais la liste reste exhaustive.

Par ailleurs, la liste des recettes de la cuisine camerounaise est un gros éventail qu’on ne pourrait déplier d’un coup tellement le pays est doté des richesses culinaires à n’en plus finir.

Aussi surprenant que cela puisse être la beauté de la Cuisine du Cameroun est aussi cette diversité de recettes qui se cuisinent dans toutes les régions ; c’est alors que vous retrouverez certains plats cuisinés comme plat principal dans plusieurs  de nos régions.

Quelques Recettes des mets les plus réclamés

J’ai sélectionné pour vous la préparation de quelques recettes connues et prisées de nos différentes régions.


1- Okock

Origine

Plat très apprécié de la cuisine camerounaise, l’okock est un plat typique des Bétis, tribu de la région du centre et du Sud du Cameroun. Aussi appelé (fumbwa), ce mets est fait à base de feuilles Gnetum découpées très finement, bouillies avec du beurre de cacahuètes (arachides) et du jus de noix de palme, il se consomme bien sucré ou pas en fonction de la préférence de tout un chacun avec des accompagnements divers (les bâtons de manioc, les tubercules de manioc cuites à la vapeur ou autres compléments) selon votre goût.

L’Okock est également une spécialité de la région du Sud Ouest Cameroun, utilisé dans la préparation de la recette du Eru mais en remplaçant les arachides par du water leaves ou des épinards et en y ajoutant également la peau de bœuf.

Cependant, il faut dire qu’il y a presque autant de recette d’Okock Ewondo qu’il y a de tribus Bétis.

Ingrédients :
L’Okock découpé
Les noix de palme
Les arachides
Du sel
Du sucre (facultatif)
Écrevisses (facultatif)

Préparation et Cuisson :

Etape 1 : Faites bouillir à feu moyen les noix de palme et les feuilles découpées d’Okock, de préférence dans la même cuvette pendant 25 à 30 minutes 

Etape 2 : Faites griller les arachides et les écraser en pâte homogène 

Etape 3 : Pilez les noix cuites à point afin d’en extraire la pulpe par centrifugation 

Etape 4 : Laissez mijoter à feu moyen pendant 10 à 15 minutes le mélange pulpe de noix et pâte d’arachide 

Etape 5 : Introduisez progressivement l’Okock dans le mélange précédent jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène et laisser mijoter pendant 10 à 15 minutes à feu moyen jusqu’à formation d’une fine couche d’huile

Etape 6 : Ajoutez du sucre en fonction des goûts des consommateurs

PS : le sucre peut être à ajouté à table

Servir votre plat de Okock chaud accompagné de  bâton de manioc ou de manioc cuit à la vapeur.


2- Sangha

Origine
Le  Sanga est un plat très apprécié de la cuisine camerounaise, très apprécie des peuples bantous qui nous vient du sud du Cameroun. Il est fait de maïs en grain, de feuilles de zoom (morelle noire) ou feuilles d’aubergines ou encore feuilles d’épinards, de jus de noix de palme et de sucre.
Le Sanga se mange aussi bien en entrée qu’en plat principal et généralement sans accompagnement.
Le Sanga est également le plat par excellence que les bassas consomment.


Ingrédients :
1 kg de feuilles de zom (morelle noire) ou feuilles d’aubergines
1 boîte de 500 g jus de noix de palme ou sauce graine
2 kg de maïs frais en épis
Eau
Sucre

Préparation et Cuisson:

Etape 1 : Détachez les feuilles de zom (légumes spécifique au Sanga) de leurs tiges, les découper finement, puis laver les feuilles découpées abondamment.

Etape 2 : Après le lavage, mettez les feuilles découpées dans une casserole, couvrez et faites revenir à feu doux jusqu’à ce que l’eau contenue dans les feuilles tarisse.

Etape 3 : Pendant que votre casserole est au feu, laver et égrener le maïs à l’aide d’un couteau.

Etape 4 : Versez ensuite les grains de maïs dans la casserole contenant le zom, rajouter un peu d’eau et porter à ébullition à feu vif pendant 30 minutes jusqu’à ce que l’eau tarisse.

Etape 5 : Ajoutez le contenu de la boîte de jus de noix de palme à la préparation.

Etape 6 : Remuez énergiquement la composition à l’aide d’une spatule afin d’obtenir un mélange homogène.

Etape 7 : Laissez cuire 20 à 30 minutes en remuant tout le temps pour éviter que le mélange n’adhère à la casserole. Lorsque le mélange devient épais, retirer la casserole du feu, rajouter le sucre à votre convenance.


3- Le Eru

Origine

Le Eru est une spécialité qui nous vient de la région du Sud-Ouest Cameroun. Lorsque l’on parle de ce met, sachez juste qu’il s’agit d’un mélange de deux légumes : l’Okok et le Water Leaf (une sorte d’épinard à petites feuilles).

Aujourd’hui au Cameroun, si l'on parle d’un met identitaire pour les deux régions anglophones du pays c’est bien le Eru. Il est d’ailleurs très prisé dans nos différentes tables et fait de plus en plus l’unanimité aussi bien chez les populations anglophones que celles des régions francophones, faisant la fierté de la cuisine camerounaise.

Recette :

Ingrédients :
1 sachet de feuilles de eru ou 3 tasses de feuilles de eru (ou okok)
750 g de feuilles d’épinards ou 3 tasses de feuilles de water leaf
1 tasse de mandjanga ou écrevisses
Poissons fumés (brochettes ou bifagas ou morue)
Peau de bœuf
1 kg de viande de bœuf
1/4 litre d’huile de palme
Sel
Piment (facultatif)
200 ml d’eau: utiliser le jus de cuisson de la viande et du poisson de préférence.

Ps : Les feuilles de Eru sont difficiles à cuire, il faut les tremper pendant 3 à 6 heures au préalable. Cependant  vous pouvez également les tremper pendant 1 heure de temps et les faire bouillir avec du bicarbonate pendant 30 minutes.

Ps : pour une portion de Eru (ou Okok), utilisez une portion d’épinard ou de waterleaf. Je tiens à préciser que les épinards sont différents du waterleaf. Pour ceux qui sont loin du Cameroun, les épinards constituent un bon substitut.

 Préparation et Cuisson :

Etape 1 : Lavez et découpez tous vos légumes;

Etape 2 : Après avoir découpé et lavé la peau de bœuf, faites la bouillir pendant 30 min. Ensuite ajouter la viande de bœuf préalablement nettoyée et découpée. N’oubliez pas d’y ajouter du sel;

Etape 3 : Laissez bouillir pendant  10 minutes jusqu’à obtention du jus de viande. Vous pouvez y ajouter du piment. Ajoutez en fin de cuisson le poisson préalablement trempé.  Il faut garder le jus, il vous sera utile pour la suite de la cuisson;

Etape 4 : Dans une marmite, incorporez les épinards ou le waterleaf. Après 10 min, rajouter le Eru et laisser le mélange mijoter. Remuez de temps en temps;

Etape 5 : Ajoutez la viande et le poisson, remuez le mélange et laissez mijotez pendant 5 min;

Etape 6 : Incorporez par la suite le jus de cuisson ainsi que l’huile de palme, remuez et laissez mijoter pendant 15 min;

Etape 7 : Ajoutez enfin vos écrevisses et laissez mijoter pendant 5 à 10 min;

Etape 8 : Pour réaliser le waterfufu:

Etape 9 : Ajoutez quelques cl d’eau au waterfufu et mélanger à l’aide de votre main;

Etape 10 : Dans une casserole, incorporez de l’eau et portez à ébullition. Verser une bonne partie de l’eau dans un autre récipient et ne garder que quelques cl d’eau dans la marmite. Le waterfufu se cuit avec peu d’eau. S’il y en a beaucoup, il aura la texture d’une bouillie.

Etape 11 : Ajoutez progressivement le mélange et remuez énergiquement jusqu’à la cuisson. Ajoutez de l’eau si nécessaire.

Etape 12 : Servir chaud avec le water fufu ou avec du couscous de tapioca.


4 – Koki

Origine
Le Koki est une sorte de gâteau traditionnel de la cuisine camerounaise fait à base de graines de  cornille et d’huile de palme (rouge). Aussi incroyable que cela puisse être ce plat nous vient de la culture Mbo’o dans la région du Littoral, département du Moungo, d'où l'expression mbo’o koki.

Lequel s’étend de la localité de Nkongsamba jusqu’à Manjo

Les Mbo’o sont aussi limitrophes aux localités de Melong, Santchou et Kekem où l’on retrouve massivement le peuple Bamiléké. Ce qui explique que la recette du Koki des Mbo’o ait été si facilement adoptée et propagée par leurs voisins ; au point où, aujourd’hui le Koki est assimilé aux Bamiléké. Vrai ou pas vrai la cuisine camerounaise reste assez cosmopolite.

Ingrédients :
1 kg de koki, petits haricots blancs
1 litre d’eau
600 ml d’huile de palme rouge
1 piment
Feuilles de bananier pour la cuisson
Préparation et Cuisson :

Etape 1 : Versez les haricots dans une grande casserole ou saladier, couvrez abondamment d'eau et laissez tremper 3 minutes. Après 3 minutes, lavez les haricots en les frottants entre les deux paumes de mains, puis versez l'eau (en conservant les haricots dans la casserole) du lavage afin de débarrasser la peau des haricots.

Etape 2 : Répétez le cycle de lavage 3 à 4 fois de plus jusqu'à obtenir des haricots propres sans peaux. Puis couvrez les haricots d'eau et laissez ramollir pendant 2 h

Etape 3 : Deux heures plus tard les haricots sont hydratés et mous. Versez l'eau et retirez les mauvaises graines qui ont résisté au lavage. Astuce: Remplissez la casserole de haricots d'eau, inclinez-la puis retirez le haricot poignée par poignée pour éviter d'éventuels solides

Etape 4 : Pour ramollir les feuilles: portez de l'eau à ébullition dans une casserole large. Trempez les feuilles de bananier dans l'eau pendant 1 à 2 minutes, puis réservez les feuilles ramollies

Etape 5 : Pour la cuisson à la vapeur: couvrez le fond d'une casserole d'eau, puis tapissez le fond avec les feuilles de bananier abîmées, portez l'eau de la casserole à ébullition

Etape 6 : pendant ce temps versez le haricot dans un mixeur, ajoutez le 1/2 litre d'eau, mixez complètement jusqu'à obtenir une pâte très peu granuleuse.

Etape 7 : Transvasez la pâte à koki dans un grand saladier, salez la abondamment, incorporez de l'air dans la pâte avec un fouet ou d'un mortier et pilon

Etape 8 : chauffez l'huile de palme 30 à 45 s à la micro-onde et réservez

Etape 9 : Dans un bol creux, enfoncez 2 à 3 feuilles de bananier en les croisant. Remplissez les feuilles à moitié ou moins de pâte à koki, ajoutez 20 à 40 ml l'huile tiède à la pâte, mélangez délicatement à l'aide d'une cuillère.

Etape 10 : refermez le bouquet en joignant d'abord deux bouts opposés, puis délicatement joignez les autres bouts au centre, puis attachez avec la ficelle de cuisine ou du film alimentaire, coupez le bout débordant.

Etape 11 : placez votre bouquet dans la casserole d'eau bouillante. Faites la même opération avec le reste de pâte à koki

Etape 12 : couvrez la casserole et laissez cuire 1 h à feu moyen doux. Vérifiez l'eau de cuisson de temps en temps et rajoutez l'eau en petite quantité quand nécessaire.


4- Ndolè 

Origine
Le ndolè est un mets très prisé au Cameroun, ce plat typique de la province du littorale (au Cameroun) et était jadis réservé aux grandes cérémonies (Mariage, hôte de marque.).
Chez les Sawa (Côtiers du Cameroun), le Ndolè est un des plats incontournables que toute maîtresse de maison doit savoir cuisiner. Initialement le Ndolè se cuisinait avec du poisson fumé (sue ήanji), ou du poisson séché (Mukanjo ou morue séchée) mais avec la diversité des cultures les choses ont évolué c’est ainsi que beaucoup le prépare en mettant ce qui les plait.
Recette :
Ingrédients :
Boules de ndolé
300 g d’arachides crues (émondées)
600 g de crevettes
100 g de poisson fumé
Oignons
50 g de gingembre
1 tomate
Piments
Huile d’arachides
Huile de palme rouge
Cubes d'assaisonnement
Eau

Préparation et Cuisson : 

Etape 1 : Mettez les arachides dans une casserole, ajoutez de l’eau et laissez cuire environ 5 minutes après ébullition. Retirez du feu

Etape 2 : Égouttez les arachides, écrasez-les en purée. Épluchez et lavez les oignons, coupez les finement

Etape 3 : Écrasez les 3/4 des oignons avec le gingembre, le piment et la tomate.

Etape 4 : Préparez le poisson fumé et coupez-le

Etape 5 : Faites revenir dans l’huile la tomate et les ingrédients écrasés pendant 5 minutes

Etape 6 : Ajoutez les arachides, mélangez doucement et portez à ébullition tout en remuant pour éviter que ça colle au fond de la casserole

Etape 7 : Mettez ensuite les feuilles de ndolè une à une en remuant entre chaque ajout

Etape 8 : Assaisonnez avec du cube (Maggi de préférence), rajoutez les crevettes et le poisson. Laissez cuire à feu très doux pendant 15 minutes

Etape 9 : Tournez de temps en temps. Dans une poêle, faites blanchir l’huile de palme, faites y revenir le reste d’oignons et versez cette huile sur le ndolé, mélangez.

PS : Servez avec du plantain, du bâton de manioc, du riz, du macabo ou les miondos.


5- Ekwang

Origine
L’EKWANG ou d’EKWANG COCO, est une recette originaire de la région du Sud-ouest région du Cameroun, plus précisément chez les peuples « Bafaw ».  En fait, il s’agit de macabos râpés attachés dans des feuilles de macabo et cuits avec de l’huile de palme et d’autres condiments aromatiques.
Recette :
Ingrédients :
16 gros macabos blancs
​12 paquets de tendres feuilles de macabo
4 kg de poisson fumé
¼ d’huile de palme
50 g d’écrevisses
3 oignons 
1 piment 
4 gousses d’ail écrasé
10 g de gingembre écrasé 
2 cuillère à café de rondelles 
Poivre blanc
Cubes d’assaisonnement
Sel

Préparation et Cuisson :

Etape 1 : Pelez et râpez les tubercules de macabo à l’aide d’un grattoir ou râpe à petits trous. Pour ceux qui n’ont pas de grattoir, un mixeur serait indiqué pour cette opération.

Etape 2 : Ajoutez un peu de sel à la pâte de macabo râpée et remuez à l’aide d’une spatule afin que la pâte soit homogène.

Etape 3 : Salez et réservez.

Etape 4 : Coupez les feuilles de macabo en 4 cm sur 2 cm. Les lavez soigneusement pour enlever toute trace de saleté et égouttez-les par la suite.

Etape 5 : Enduire  l’huile de palme dans une cocotte ou une marmite, (un peu comme si vous beurrez votre moule à gâteau).

Etape 6 : prendre une feuille à la fois et y mettre une cuillerée à café de macabo  râpée. Roulez comme une cigarette et posez-la dans la casserole. Faites de même jusqu’à épuisement de la pâte de macabo râpé.

Etape 7 : Laissez cuire la marmite à feu doux en mettant de l’eau en très petite quantité

Etape 8 : Nettoyez votre poisson fumé en enlevant les arêtes, le faire cuire pendant 10 minutes dans 1,5 l d’eau avec un peu de sel.

Etape 9 : Ajoutez les oignons, le gingembre, l’ail et le piment écrasé, écrasez aussi les écrevisses à part.

Etape 10 : Après 40 minutes de cuisson, ajoutez le poisson cuit,

Etape 11 : Ajoutez le bouillon poisson ou viande (si vous en avez) ; c’est mille fois mieux que de l’eau, les condiments écrasés, les écrevisses ainsi que le reste d’huile de palme.

Etape 12 : Remuez à l’aide d’une spatule, ajoutez les rondelles légèrement brûlées et écrasées.

Etape 13 : Vérifiez votre assaisonnement (cube), couvrez et laissez cuire environ 20 minutes.

Ps : Servir chaud.


6- Kondrè

Origine
Le kondre (kondrè), est une recette camerounaise qui tire ses origines de l'Ouest du Cameroun. Il est fait à base de plantain et de chèvre ou de porc.

C’est un grand classique qui ne manque presque pas à toutes les célébrations importantes. Pour les célébrations, sa cuisson commence généralement la veille et dure toute la nuit à feu très doux, cette longue cuisson donne aux plantains une coloration noire et un goût très particulier dû au fait qu’ils soient bien imprégnés des épices utilisées.

Recette

Ingrédients :
De l’huile de palme
10 bananes plantain (non mûres)
800 g de viande de bœuf
1 branche de céleri
1 poireau
1 piment
1 botte de persil
1 oignon
4 gousses d’ail
Du poivre noir en grains
Du poivre blanc en grains
4 cubes aromatiques
Sel
Poivre
1 bouquet garni

Préparation et Cuisson :

Etape 1 : Commencez par émincer les condiments (poireau, céleri, persil, piment et oignon). A défaut, vous vous pouvez les hacher.

Etape 2 : Épluchez les bananes  et coupez chacune d’elles en trois.

Etape 3 : Dans une cocotte, mettez de l’huile à chauffer et faites revenir l’oignon émincé.

Etape 4 : Lavez ensuite, la viande à l’eau vinaigrée et découpez-la en morceaux. Avant coloration de l’oignon, ajoutez la viande, salez légèrement et faites-la revenir pendant environ 5 minutes, afin qu’elle soit dorée.

Etape 5 : Au bout de 5 min, réservez la viande dans une assiette. Dans la même cocotte, incorporez les bananes.

Etape 6 : Salez légèrement et ajoutez 2 cubes aromatiques.

Etape 7 : Remuez bien. Mettez de l’eau à hauteur, couvrez et laissez cuire pendant  15 min.

Etape 8 : Pendant ce temps, écrasez les poivres au mortier et pressez les gousses d’ail. Au bout de 15 min,

Etape 9 : Ajoutez à cette préparation, la viande, l’ail, les poivres, les condiments, les 2 cubes restants et un bouquet garni.

Etape 10 : Ajoutez de l’eau à hauteur, couvrez et laissez encore mijoter à feu doux pendant 45 minutes.

Etape 11 : Pensez à goûter en cours de cuisson pour vérifier l’assaisonnement.

Etape 12 : Au bout de 45 minutes, coupez le feu et laissez reposer 10 minutes à couvert, avant de servir.


7- Taro Sauce Jaune: la Recette

Origine
Issu de la tradition bamiléké le plat du taro à la sauce jaune est tout un grand symbole dans la région de l’Ouest Cameroun. Grand classique de la cuisine camerounaise, la sauce jaune est faite à base d’huile de palme et d’un mélange d’une dizaine d’épices. Ce plat est le plus souvent dégusté lors des grandes cérémonies à l'instar des mariages, deuils et des naissances.

La particularité du plat du taro à la sauce jaune est qu’il se mange avec les doigts. Venu de des hauts plateaux de l’Ouest, le taro sauce jaune est un plat très apprécié qui a su se frayer un chemin et une notoriété dans la cuisine camerounaise sans distinction de région.

Petite Précision: Le taro sauce jaune se déguste avec 1 ou 2 doigts

INGRÉDIENTS 

2 kg de taro
1 kg de Tripes de bœuf
½ kg de viande de bœuf
190 grammes d'huile de palme
16 grammes de Sel gemme
1 sachet de condiments pour sauce jaune
1 litre d'eau tiède
Sel
4 Cubes Maggi
1 piment
Poivre

Préparation et Cuisson

Etape 1 : Faire cuire le taro en robe des champs dans une casserole pendant environ 2 heures

Etape 2 : Éplucher les taros et les piler pendant qu'ils sont encore chauds. S'assurer qu'il n'y a plus de grumeaux en les écrasant, la pâte doit être lisse

Etape 3 : Humecter légèrement la pâte si vous la trouvez un peu dure, une fois la consistance voulue obtenue, réservez

Etape 4 : Pendant ce temps, plongez les tripes, dans une casserole d’eau bouillante salée après les avoir au préalable bien lavés et faites-les cuire pendant 1 heure. Égouttez et réservez 

Etape 5 : Dissoudre le sachet de condiments pour sauce jaune dans un récipient dans 25 cl d’eau chaude, les mélanger et réservez

Etape 6 : Défigez (rendre liquide) l'huile de palme en chauffant légèrement, puis mettez le morceau de sel gemme dans l'huile de palme, fouettez et ajoutez progressivement 50 cl d’eau tiède

Etape 7 : Mélangez à l'aide d'un bol, une fois que l'émulsion est stabilisée, ôtez le sel gemme restant

Etape 8 : Émiettez les 4 cubes dans la préparation de condiments, salez et mélangez

Etape 9 : Incorporez les condiments dans la sauce jaune puis les tripes

Etape 10 : Rectifiez l'assaisonnement, enfin ajoutez le piment entier


8- Le Mintoumba ou le Gâteau de Manioc

Origine

Le mintoumba: un pain traditionnel du peuple Bassa, un plat issu de la cuisine camerounaise.

Il est fait à partir d'une pâte de manioc fermentée, écrasée et mélangée avec de l'huile de palme rouge, du sel et quelques assaisonnements selon les goûts.

Dans les différents villages Bassa et partout ailleurs au Cameroun et en dehors, le mintoumba qui est assimilé à un pain local se consomme au petit déjeuner comme au repas du soir.

Le Mintoumba est une sorte de gâteau de la cuisine camerounaise qui peut être accompagné par plusieurs compléments notamment la noix de coco, les arachides grillées pour certains, la sardine pour d’autres, ou encore toutes autres sauces, ceci en fonction des goûts de chacun.

Ce délice local très apprécié, fait la fierté de la gastronomie camerounaise et même africaine

Découvrez la recette en quelques étapes.

Préparation : 30 minutes
Cuisson: 3 heures

Ingrédients pour 6 personnes

- 4 tubercules de manioc
- 100ml d’huile de palme rouge
- 200ml d’eau
- Du piment
- 2 cuillères à café de sel
- Des feuilles de bananier ou des feuilles de Marantacées

Préparation et Cuisson

Etape 1 : Épluchez les tubercules de manioc et les découper en petits morceaux.

Etape 2 : Faites les tremper ensuite dans de l’eau pendant 3 jours.

Etape 3 : Au bout de 3 jours, le manioc aura fermenté. Enlever les morceaux de manioc de l’eau et les rincer soigneusement.

Etape 4 : Dans un mortier, piler délicatement le manioc afin d’obtenir une pâte sans grumeaux.

(Notez que pour ceux qui n’ont pas de mortier, l’alternative serait de passer le manioc au mixeur.)

Cependant, il est important de le souligner que faire piler est la meilleure manière de garder le goût.

Etape 5 : Dans un saladier, mettre la pâte de manioc pour l’assaisonner.

Etape 6 : Ajouter un peu de sel et le piment écrasé, remuer le mélange en y ajoutant progressivement l’huile de palme jusqu’à obtention d’une couleur jaune à votre convenance.

Etape 7 : Nettoyer et enlever les tiges des feuilles de bananiers ou des feuilles de Marantacées. Les faire chauffer légèrement  à feu doux pendant 30 secondes environ pour chaque feuille.

Etape 8 : Superposer deux feuilles pour mettre de manière suffisante votre pâte de manioc.

Etape 9 : Fermer le paquet en faisant une forme rectangulaire.

Ps : Vous n’aurez pas vraiment besoin de ficelles car, il suffit de courber les bouts du rectangle telle une enveloppe.

- Reproduire ensuite le processus pour tous vos paquets

Etape 10 : Dans une marmite contenant de l’eau en ébullition, mettre les tiges de feuilles de bananier et disposer les paquets.

Etape 11 : Laisser cuire en vérifiant de temps à autre le niveau d’eau environ 3 h pour la cuisson.

Etape 12 : Une fois cuit, mettre le Mintoumba sur la grille du four pour légèrement dorer pendant 5-10 minutes environ toujours dans les feuilles.

Si vous n’avez pas de four, utilisez un barbecue et déposez les paquets sur la grille en veillant à les retourner de temps en temps


La cuisine Camerounaise est on ne peut plus en douter très riche et très variée. Assez cosmopolite, ses mets font le bonheur de milliers de camerounais au quotidien. Sa diversité fait d’elle l’une des plus belles richesses du pays parce que partagée et appréciée par tous.

Cuisine du Mboa se propose de vous faire connaître les plats connus et non connus du terroir et d’ailleurs.

Référez vous dès à présent à cuisine du Mboa, qui est une plateforme culinaire regroupant des spécialistes et des passionnés de la cuisson.

Avec nous, Préparez-vous à découvrir où à redécouvrir les merveilles de la cuisine camerounaise, africaine  et d’ailleurs.

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